lundi 24 novembre 2008

Anne sylvestre, berceuse de Bagdad

Je viens de découvrir cette berceuse, écrite et chantée par Anne Sylvestre. Quand je suis loin, cette berceuse me rapproche de mon pays. Et je l'écoute avec l'innocence d'un bébé. Magnifique.
A écouter ici

vendredi 14 novembre 2008

Portraits à Gaza et à Sderot

Magnifiques images et visages du conflit israélo-palestinien sur Arte.
A visionner ICI En plus, le site est très bien fait.

mercredi 12 novembre 2008

Jack Lang entre deux pyramides...

...L'entrée était gardée. Sur le pas de la porte, deux employés cairotes : "désolé mais le musée est occupé par une personnalité aujourd'hui". Mais en Egypte, la carte de presse est le sésame de toutes les portes culturelles. Après avoir montré patte blanche, nous sommes entrés, sans payer, dans le musée. La personnalité, surprise de voir deux non-célébrités pénétrer dans le lieu sacré, est l'ancien ministre de la culture Jack Lang, accompagné de son épouse et de ses deux filles".
- Monsieur le ministre !
- Oh, vous êtes français? Journaliste? Un reportage sur les yuppislamistes ? C'est quoi?
- (moi) Les musulmans bobos en quelque sorte ...
- (Karim) : Moi les femmes voilées, je les appelle les 5 P.
- (Jack Lang) Les 5 p?
- (Karim) Pieuse, problème social, pudeur, problème économique et...prostituée
- (Jack Lang) ...??
Un instant de silence et un moment de solitude.
Karim ! Tu aurais pu me prévenir que tu allais nous sortir ta théorie! De quoi ai-je l'air devant monsieur le Ministre ?
- Et sinon, vous êtes là en vacance?
- (J L) Oui, je viens tous les ans (erreur réparée)
-Très intéressant ce navire, a-t-il navigué?
-On dit qu'il aurait navigué au moins une fois.
Comme le PS avais-je envie de lui dire ! Mais moi au moins, me suis-je retenu, n'est-ce pas Monsieur Karim !

lundi 20 octobre 2008

Prochain départ en Egypte...

Ils sont riches, "décomplexés" (déjà lu et entendu ce terme quelque part), et capitalistes. Ils sont les "yuppislamistes". Voile en pure soie de marque Chanel, costard cravate, à fond sur le bio, sur la santé et le sport, ouverts aux dialogues même les plus tabous comme la sexualité, ils respectent pourtant leur religion qui est l'Islam. A découvrir bientôt. Je m'y attelle...

dimanche 21 septembre 2008

L'Algérie, on m'avait prévenu (Partie 2)

Un conseil : ne pas proposer de pourboire à un algérien surtout s'il est de Tizi Ouzou. Pas vraiment loin du boulevard des douze salopards (si si, c'est bien le nom de ce boulevard), une station - service en plein cagnard, un matin hargneux de kabylie. Il est 9h00. Le gentil pompiste en bleu, pas vraiment aimable, maintient la pompe dans le réservoir et le remplit de pétrole jaune. Je cherche tout de même par mes expériences passées dans d'autres pays à, naturellement, arrondir la somme. Un pourboire quoi. Rien de bien méchant. Mais mon "gardez la monnaie!" m'a été renvoyé d'un regard colérique et d'un retour de monnaie pète sec. On m'avait prévenu : "les Algériens sont trop fiers ! Donner un pourboire est considéré comme une insulte". Ah bon ? Comme on dit en Algérie "ça fait plaisir". L'accueil est chaleureux. Mais pourquoi en demander tant? Dans certains pays (non je ne pense pas à la Syrie, non je ne pense pas aux militaires syriens qui vous accostent dès l'aéroport pour vous faire passer plus vite, en échange d'un petit billet), on supplierait le gentil monsieur, pas vraiment aimable, de vous rendre la monnaie. Un pourboire ne se demande pas. Soit dit en passant, j'ai quand même apprécié ma journée kabyle, à l'abri du soleil dans un ... enfin bon, j'en ai assez dit.

jeudi 11 septembre 2008

L'Algérie, c'est d'abord des rencontres (partie 1)

Lorsque je pense à mon séjour en Algérie, je vois cet homme à Alger. La cinquantaine, regard rouge, moustache mal entretenue, petit et très costaud. Je marchais Place du 1er Mai quand il m'interpela d'un "toi!!". "C'est toi qui va me payer des chaussures aujourd'hui! Regarde! Je suis pied nu, tu trouves ça normal? Tu dois me donner de l'argent! Rend moi ma dignité".
L'homme n'avait en effet ni chaussures ni chaussettes. Pourquoi m'avoir choisi au milieu de la foule pour lui "rendre sa dignité"? Je ne sais pas. Sûrement a-t-il l'œil et a tout de suite compris que je n'étais pas d'ici.
Une société à deux vitesses. D'un côté, les francophones, l'élite, les mieux lotis, pas forcément riches. De l'autre, l'Algérie d'en bas, pauvre, parfois dans la misère. Et pourtant la cohabitation se fait d'une manière naturelle, évidente. La police, elle, est omniprésente. Elle est partout, à chaque coin de rue, parfois, tous les dix mètres. Les barrages me rappelaient Bagdad d'aujourd'hui, avec les murs et les bunkers en moins.
Et puis il y a Mehdi, le producteur, Lydia, animatrice Gnawi de Radio Bahja, Raja, médecin nucléaire et les autres...Des gens biens, simples et qui donnent l'envie de retourner voir ce grand pays, meurtri par les années de terreur et par les attentats parfois quotidiens.

samedi 16 août 2008

Départ imminent pour l'Algérie

Aller voir la blanche en passant par la mystique Kasbah et les ruines romaines de Tipazza...

samedi 28 juin 2008

lundi 2 juin 2008

Lien vers "Good Morning Bagdad"

Pour ceux qui auraient raté mon reportage (réalisé avec Hugo Van Offel) sur la télévision de l'armée américaine en Irak, voici le lien vers le site de l'Effet Papillon : ICI
(Regardez dans "extraits de l'émission", c'est le 5ème petit écran)

samedi 17 mai 2008

Il faut que je vous raconte...

...l'Irak de la Green et de la Red Zone.
La green d'abord : Des murs gris, des barbelés, des soldats américains polis, des péruviens très sérieux, une table de ping-pong témoin de mes victoires contre Hugo et quelques idées reçues vite déchantées. Le tout dans un décor qui m'a offert son envers. D'ailleurs, je me le suis pris en pleine gueule. La plupart des gi's que j'ai rencontrés sont bien plus jeunes que moi, ne savent pas vraiment où ils vont et sont d'une chaleur humaine incroyable.
Avant, Hugo et moi avons pris un avion militaire sans fenêtre avec des mercenaires, puis un Cheenok 46, un genre d'hélicoptère militaire à deux hélices. Nous avons traversé Bagdad by night avec des boules kiès dans les oreilles et les yeux rivés sur le gaz des turbines qui déforme l'arrière plan de Bagdad et en fait un tableau inachevé à l'huile de guerre. Instants inoubliables et surréalistes dans nos gilets pare-balle bleus et nos casques camouflages sur la tête. L'hélicoptère qui nous suit transporte des prisonniers en dishdashas blanches, les yeux bandés, les poignets menottés. Triste apparition dans le brouhaha de la piste sous le ciel noir étoilé de la capitale.
Retour au CPIC, le bureau des médias dans la zone verte. La charmante Sergent Lutke nous accueille et nous présente au staff du Freedom Journal Iraq, une chaine de télévision créee par des militaires pour les militaires, la raison pour laquelle nous sommes là. Un soldat me dira à propos de cette chaîne :"c'est de la propagande, l'armée américaine est stupide. Lorsqu'une nation dit "vous êtes avec nous ou contre nous" c'est qu'elle est stupide". Et de me serrer la main chaleureusement dans un "l'armée a changé, elle n'est plus comme avant. Nous n'avons rien à faire là"...
La pièce où nous dormons n'est pas trop mal : écran plasma, internet, canapés chesterfield, lits superposés et frigos remplis de bouteilles d'eau. Un major américain imposant mâche du chewing-gum devant son ordinateur portable et nous (surveille?) parle avec sympathie de ses débuts au Nicaragua. Un journaliste polonais nous raconte ses déboires en reportage, de Beyrouth à Bagdad en passant par Gaza. J'oubliais, afin de pouvoir aller et venir, il nous faut un badge biométrique (empreintes digitales et oculaires, photos sous plusieurs angles et papiers à remplir). Nous nous endormons et nous réveillons sous le bruit des bombes et des bottes de soldats. Avant de sortir dans la zone rouge, un soldat nous demande : "êtes vous allergique à la morphine en cas de "problème"?

mardi 6 mai 2008

Départ ce jeudi...

...pour le Moyen-Orient. Ramener des pépites d'or : des images, des voix, des regards.

vendredi 2 mai 2008

Iraq after the Surge I: The New Sunni Landscape

Voici en lien, le rapport de l'International Crisis Group auquel j'ai collaboré. (en deux parties)

Ici.

lundi 21 avril 2008

Moqtada Sadr : l'interlocuteur incontournable

(Ouest-France du 21 Avril 2008)

Il est la pièce maîtresse du nouvel échiquier politique en Irak. Sans lui, impossible de stabiliser un pays en proie à la violence et à la pléthore de milices gouvernementales et « indépendantes ». « Oubliez Al-Qaïda, laissez ça aux Américains. C'est Moqtada Sadr et son armée du Mehdi qui préoccupe le gouvernement irakien » confie un membre du parlement de Bagdad souhaitant garder l'anonymat. Même si le chef religieux chiite est l'un des plus puissants adversaires des Américains, il est aussi devenu la bête noire du gouvernement du Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki. La crédibilité de ce dernier ne tient qu'à la volonté ou non de Moqtada Sadr d'embraser le pays et de raviver les braises ardentes d'une guerre civile, mais cette fois-ci entre chiites. Et le chef au turban noir en est capable. A tout moment, il peut ordonner à sa milice de prendre position dans le sud de l'Irak, à Bassora, Nasriyah, Koufa en passant par Bagdad et son bastion : Sadr city.

La force de Moqtada est surtout d'avoir su briller sur la scène de l'après-guerre sans avoir de légitimité propre, tant au niveau politique que religieux. Dans les faits, le seul héritage laissé par son père, Mohamed Sadeq Sadr, assassiné en 1999 probablement par les sbires de Saddam Hussein, est son nom : Sadr. Pourtant, ce dernier, homme très respecté, disait de son fils : « n'écoutez pas ce qu'il dit, il est simplet ». Rien ne prédisposait Moqtada Sadr à tenir le rôle de seigneur de guerre. Alors face à ce manque d'expérience, le chef religieux a utilisé son nom et la force pour faire avancer ses pions. Mais surtout, il s'est attaché à créer des liens sociaux avec la population et en subvenant à ses besoins, notamment en s'appropriant le ministère de la santé. La plus puissante milice d'Irak est donc devenue la principale organisation humanitaire du pays.

Un enjeu électoral majeur

La dernière bataille contre l'armée irakienne et américaine a entériné sa légitimité de leader chiite incontestable. Pour la plupart des experts, le gouvernement irakien de Maliki a échoué dans sa tentative de mettre au pas l'armée du Mehdi, composé de 60 000 miliciens armés et soutenue par une grande partie de la population chiite. Des milliers de militaires irakiens avaient refusé de combattre Moqtada Sadr préférant lui prêter allégeance et lui rendre les armes au lieu d'être fidèle au gouvernement en place. Car c'est bien de politique qu'il s'agit. Les élections régionales qui devraient avoir lieu en Octobre 2008, diront ou non si le gouvernement de Nouri Al-Maliki est assez solide pour continuer. Leur principale divergence ? Moqtada Sadr est nationaliste et se prononce contre la partition du pays au grand dam des deux grands partis politiques chiites, le parti Daawa (du Premier ministre) et le Conseil Supérieur Islamique en Irak (Abdel Aziz Al-Hakim), liés historiquement à l'Iran, et qui espèrent transformer le sud de l'Irak en une région indépendante à l'instar du kurdistan irakien. A une question d'un journaliste qui lui demandait où il se plaçait sur la scène politique irakienne, Moqtada Sadr a répondu : « Je suis religieusement chiite et politiquement sunnite. »

Feurat Alani.

jeudi 10 avril 2008

Bilan de la situation en Irak sur France 24

Encore un autre débat en anglais sur France 24 auquel j'ai été convié. Il en faut de la vitamine C!
A voir, ici. Pour la vitamine C, c'est à la pharmacie.

mercredi 9 avril 2008

Mon blog à l'honneur sur France Inter


Un grand merci à Kheira Retiel et Alexandre Boussageon pour avoir porté de l'intérêt à ce modeste blog. Vous pouvez écouter la chronique d'Alexandre Boussageon en cliquant sur le logo de France Inter. (Ensuite cliquez en haut à droite sur réécouter).

mardi 8 avril 2008

Il y a 5 ans déjà...

...la statue du Raïs tombait. Et le régime avec. Aujourd'hui, les Irakiens n'ont toujours pas d'électricité. S'ils y ont gagné, c'est en mauvaise hygiène et surtout en insécurité. Des murs encerclent la plupart des quartiers de Bagdad, ce qui fait que chaque communauté vit en autarcie. On ne se voit plus, ne se touche plus. On s'aime et on se déteste. On rit et on meurt. "Avant, lorsqu'une personne disparaissait, on en parlait pendant des années. Aujourd'hui, on enterre les corps le matin et on oublie le soir" scande Hossam Rassam, un chanteur populaire exilé à l'étranger. Cette phrase résume l'Irak d'aujourd'hui. Qu'en sera-t-il demain?

Voici un débat auquel j'ai participé sur France 24 autour de la situation en Irak, 5 ans après et surtout juste avant la publication du rapport Petraeus.
Ici (en français) et Ici (en anglais).

Enfin, demain (9 Avril, triste anniversaire de la chute de Bagdad), j'aurai l'honneur d'être le blog du jour sur France Inter Blogs à part, une chronique de Alexandre Boussageon et Kheira Retiel que je remercie au passage.

samedi 5 avril 2008

Une irakienne, victime des milices, donne son avis sur l'Iran

Toufik Benaichouche, de RFI, l'a rencontrée à Paris. A écouter ici.

mardi 1 avril 2008

Tellement prévisible ce bon vieux Moqtada Sadr...

Il y a quelques semaines (le 8 Février), j'avais mis en lien le rapport de l'International Crisis Group sur la guerre civile en Irak et Moqtada Sadr. Après les derniers évènements en Irak, notamment dans le sud chiite, je souhaite mettre en exergue certains passages de ce rapport en cohérence totale avec la crise actuelle.
"Prise sous une intense pression de la part des États-Unis et de l’Irak et en réponse au mécontentement croissant de son propre soutien chiite, la décision de Moqtada Al-Sadr de réfréner le mouvement indiscipliné dont il est à la tête a été une démarche positive. Mais la situation reste très fragile et pourrait bien changer. Si les États-Unis et d’autres cherchent à profiter de leur avantage pour porter un coup fatal aux sadristes, ils risquent fort de gaspiller les bénéfices qu’ils auront tirés en provoquant une nouvelle explosion de violence dans le pays. Il faudrait plutôt s’efforcer de convertir le cessez-le-feu unilatéral en un cessez-le-feu multilatéral et plus global afin de créer les conditions permettant au mouvement sadriste d’évoluer pour devenir un acteur politique légitime."

Ce rapport a été rédigé quelques semaines avant l'explosion de violence liée au chef religieux, et décidémment politique, Moqtada Sadr. La prévision de ce texte est d'une précision déconcertante. Et je ne dis pas ça parce qu'il m'arrive de travailler avec l'ICG, non...

vendredi 28 mars 2008

jeudi 20 mars 2008

RFI sur les 5 ans de la guerre en Irak

Sans la solidarité, qui reste de tradition entre Irakiens, la vie quotidienne serait un enfer.

« On n'a pas beaucoup de boulots hormis les boulots dangereux comme être soldat, être policier ou traducteur et, dans ce cas-là, on est visé par les principaux groupes armés ».

écouter les différentes interventions

mercredi 19 mars 2008

UNHCR et les réfugiés irakiens

Voici des images que j'ai prises sur les réfugiés de Bagdad à Falloujah. Oui. Des réfugiés dans leur propre pays. Après avoir contacté l'UNHCR, ces derniers m'ont proposé d'en faire un petit montage sur leur site, à voir ici

dimanche 24 février 2008

"Le pacte des ennemis"

Pour ceux qui voudraient (re) voir mon reportage sur Falloujah : Un lien vers le site de Canal-Plus Ici.

"Redacted" et Dominique De Villepin

Brian de Palma réalise là un film original, violent et réaliste. Peu de coup de feu et d'explosions. Réaliste parce que dans ce film, les paroles sont plus violentes que les voitures piégées. Peu d'effets spéciaux, rien que du réel.
Violent parce que la réalité des hommes à la guerre est ce qu'elle est. Sauvage, sans loi, injuste. Mais laissons cela aux critiques. De cet après-midi, je retiendrais autre chose.
Coincidence? Dans la salle du cinéma Georges V, un spectateur de taille semblait sécher quelques larmes d'émotions. A ma surprise, je vis Dominique De Villepin, l'ancien Premier ministre mais surtout l'homme du discours prononcé à l'ONU contre la guerre en Irak, le 14 Février 2003, assis derrière moi, et accompagné de son épouse. Symbole de son engagement, l'homme du 14 Février est venu regarder un film sur le chaos de la guerre en Irak!
Bien-sûr, je n'ai pas pu m'empêcher de lui parler de cette fierté ressentie lors de son discours contre l'invasion américaine en Irak. De l'image qu'a gardé la France auprès des Irakiens, en grande partie grâce à lui.
Nous étions là, sur un bout de trottoir, à discuter du rôle de la France, de l'ONU, à l'approche des 5 ans de la guerre en Irak. "La France doit garder son indépendance, et ne pas s'agripper au pantalon américain" ou encore "Pour les Syriens ou les Iraniens, par exemple, l'ONU n'existe plus puisque les Américains, eux-mêmes, ont transgressé les lois internationales en entrant en guerre" sont des phrases qui prouvent son attachement à ce principe fondamental : respecter la loi, c'est respecter l'autre. Dorénavant, je pourrai dire :"Je suis allé au cinéma avec Dominique De Villepin"...

mercredi 20 février 2008

Fallujah

Je viens de terminer le montage d'un reportage qui passera Dimanche 24 Février à 11h55 sur Canal + dans l'émission "L'effet Papillon". En espérant que l'"effet" ne soit pas "boomerang". Le sujet concerne Al-Qaïda en Irak, les tribus et Fallujah, qui est à l'Irak ce que Hanoï était au Viêtnam durant la deuxième guerre d'Indochine.

vendredi 15 février 2008

Sur RFI, avec Kamel Djaider

Un peu de promo, ça fait pas de mal.

A écouter ICI

lundi 11 février 2008

Le nombre de soldats US tué diminue. Pas celui des civils US...

Alors que le nombre de GI'S tué est en déclin, seulement une vingtaine depuis le début du mois de Février, celui des "contractors", les sociétés privées de sécurité augmente de 17%.
A lire ici. (En anglais)

jeudi 7 février 2008

vendredi 1 février 2008

Un million de mort.

Selon une enquête, un million d'irakiens ont trouvé la mort depuis 2003, année de l'invasion américaine en Irak.
A lire ici.

vendredi 18 janvier 2008

L'Irak est encore et toujours en crise politique

Voici un extrait du rapport de l'International Crisis Group, sorti le 19 Décembre 2006, "Après le rapport Baker-Hamilton, comment agir en Irak?" de Peter Harling avec qui j'ai collaboré. J'ai choisi cet extrait car il est terriblement d'actualité aujourd'hui, un an après :

"La nouvelle approche doit se fonder sur une évaluation honnête de la situation. Coquille vide mortellement affaiblie, l’État irakien est aujourd’hui en proie aux milices armées, aux forces sectaires et à une classe politique qui, en plaçant les avantages personnels à court terme avant les intérêts nationaux à long terme, se rend complice de la tragique destruction de l’Irak. Comme les groupes qu’elles combattent, les forces qui dominent l’actuel gouvernement tirent profit des politiques identitaires, de la polarisation communautaire et d’un cycle de violence/contre-violence qui va s’intensifiant. De plus en plus indifférents aux intérêts du pays, les dirigeants politiques s’apparentent de plus en plus à des seigneurs de la guerre. Ce qui fait cruellement défaut à l’Irak, ce sont des dirigeants nationaux."

La suite du rapport ici.

mercredi 16 janvier 2008

Un article intéressant de Bakchich Info

Alors que le président Bush parade en Arabie Saoudite, en Irak, mais aussi au Liban et au Pakistan, l’administration américaine témoigne d’un aveuglement croissant et fait le choix du pire…la suite ici.

vendredi 11 janvier 2008

Il neige à Bagdad

C'est peut-être une première à Bagdad. De la neige, de la vraie de vraie, est tombée! Un cadeau du ciel pour des irakiens en mal de sécurité.
Ravis, les habitants de la capitale irakienne veulent y voir un présage de paix, bien que les lourds flocons n'aient pas tenu. "C'est la première fois que je vois la neige à Bagdad", s'étonne Hassan Zahar. "On a déjà eu de la neige fondue, mais jamais de vrai neige. J'ai scruté le visage de chacun, tout le monde est estomaqué", poursuit ce Bagdadi sexagénaire.
Je connais bien la mentalité irakienne. Un jour, lorsque j'étais à Bagdad, ma tante était sortie en courant les paumes de ses mains levées vers le ciel. Effrayé, je me suis demandé si quelqu'un était mort dans notre entourage, mais non. Courant derrière elle, j'avais compris une fois dans le jardin que ma tante s'émerveillait sous la pluie. De grosses gouttes tombaient et elle voyait ça comme un présage. Un bon présage. La pluie est tellement rare en Irak. Alors je n'ose imaginer ce que pensent les irakiens sous les flocons blancs qu'ils ne voyaient qu'à la télévision. Beaucoup doivent prier et espérer des jours meilleurs. Il est quand même dommage que les chrétiens d'Irak n'aient pas pu profiter de cette neige le jour de Noël. Peut-être l'année prochaine, dans de meilleures conditions? C'est tout ce que l'on puisse souhaiter aux irakiens, Incha'allah!
Une vidéo ici...

mercredi 9 janvier 2008

Des soldats israéliens vendent des armes aux palestiniens!

Paru dans Al-Hayat, édité à Londres :

Les responsables israéliens accusent souvent l'Egypte de fermer les yeux sur un trafic qui permet aux factions palestiniennes de se procurer des armes en creusant des tunnels sous la frontière entre la bande de Gaza et le Sinaï. Mais le président égyptien, Hosni Moubarak, affirme qu'en réalité ces armes proviennent… d'Israël. En effet, trente-cinq soldats de Tsahal ont été inculpés depuis le début de l'année pour avoir volé dans les casernes. Tous savaient qu'il y avait une forte probabilité de voir les armes dérobées finir entre les mains des Palestiniens. Ce n'est plus un secret pour personne que cela a permis à certaines factions de monter des opérations ces dernières années. Ces vols constituent donc un véritable signal d'alarme sur l'état psychologique des soldats et de l'armée en général.

Le phénomène n'est pas nouveau, mais il est en train de prendre de l'ampleur. Selon des rapports de l'armée, des quantités d'armes ont été dérobées des arsenaux et se sont retrouvées à Gaza, Tulkarem, Naplouse ou Jénine. Depuis quatre ans, 2 345 pièces auraient été volées, dont 1 186 grenades et des roquettes, à quoi il faut ajouter des dizaines de milliers de pièces de munitions. L'année dernière par exemple, 24 000 balles ont disparu, ainsi que 275 grenades et 5 roquettes. En 2006, un vol particulièrement important a eu lieu dans un entrepôt : il concernait 32 mitraillettes et 8 mortiers. Et, il y a trois ans, le Hamas a même failli entrer en possession d'un drone. Mais les services de renseignements israéliens avaient eu vent de l'affaire et piégé l'engin pour le faire exploser, entraînant la mort de plusieurs membres du Hamas.

Le vol le plus sophistiqué a été commis il y a tout juste un mois sur un terrain d'entraînement du plateau du Golan. Alors qu'il s'agit d'une zone sous haute surveillance militaire, 15 roquettes antichar ont disparu. Les auteurs n'ont toujours pas été identifiés, mais tout indique qu'il s'agissait de soldats qui participaient à des manœuvres.

La mafia israélienne participe à ce trafic et ces roquettes, réputées pour leur maniabilité et leur précision, pourraient bien finir entre ses mains. Ce type d'armes a déjà été utilisé dans des conflits entre clans rivaux pour attaquer des voitures blindées. Mais les principaux destinataires sont les factions palestiniennes, qui s'en servent pour affronter les forces d'occupation [israéliennes] dans les Territoires. Ces armes risquent également de tomber entre les mains du Hezbollah libanais, par la frontière Nord, en échange d'argent ou de drogue. Il faut savoir que la justice israélienne continue d'être saisie de dossiers concernant des transactions de ce type qui datent d'avant la guerre d'août 2006 entre Tsahal et le Hezbollah.

Il est facile pour les soldats de faire de ces vols un "métier" profitable. Selon les responsables militaires, l'immense majorité des coupables souffrent d'une situation financière dégradée et, ne trouvant pas d'autre source de revenus, recourent au moyen le plus simple de s'enrichir. Par ailleurs, un tiers des troupes est composé de soldats réservistes, qui risquent de se retrouver au chômage au bout de leur période annuelle de service militaire obligatoire.

Depuis le vol du mois dernier sur le plateau du Golan, les procédures de contrôle des armes ont été revues et des mesures de précaution ont été prises. Le chef d'état-major Gaby Ashkenazi a fait du sujet une priorité et a annoncé un renforcement des moyens d'investigation, une multiplication des inspections surprises, des enquêtes criminelles à la fois contre les voleurs et contre les personnes qui ont négligé leur tâche de surveillance, et une campagne de sensibilisation auprès des troupes.

Amal Chéhadé
Al Hayat