lundi 8 avril 2013

BAOZI PRODUCTION

Avec Séverine Bardon et Michael Sztanke, nous avons mis au monde Baozi Prod. Le bébé grandit et prospère.

Le site web de Baozi Prod.

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samedi 26 mai 2012

Le prix des libertés publiques et des Droits de l'Homme

Irak : les enfants sacrifiés de Falluja a reçu une belle consécration au festival d'Al Jazeera au Qatar.
Le prix des libertés publiques et des Droits de l'Homme. Merci au jury. Merci au public venu nombreux. Merci de continuer à faire passer le message du chaos irakien. Pour que jamais ne se reproduise une telle catastrophe.

jeudi 22 décembre 2011

Un message de mon ami Karim depuis Tokyo. En l'honneur de Chaimaa.


Tokyo le 22 décembre
Je me suis vengé de tous ceux qui ont pourris la vie de Chaimaa.
De ceux qui l'avaient exploitée, maltraitée ou dont les mauvaises décisions ont mené à sa mort.
J'ai dit à ceux qui n'étaient pas au courant de son existence, qu'elle a fait beaucoup pour sa télé, qu'elle a donné tout, même sa vie. Chaimaa me disait toujours, "Tout le monde à Paris sait ce que tu es, mais personne à Tokyo ne sait rien de moi". 
Eh non Chaimaa aujourd'hui ils ont su qui travaillait et qui allait jouer au golf. Et que celui qui s'est fait couronné du plus grand prix du journalisme au Japon en 2008 a volé ton reportage. 
J'ai senti son âme au Studio de la télé mercredi après midi à Tokyo, où une minute de silence a été observée. Ils avaient mis un portait d'elle, que je n'ai pas vu avant,  avec des fleurs autour. Elle avait un regard serein, reposé, malin et fier.
"Repose toi en paix. Je t'ai rendu ta dignité". Tout Tokyo sait maintenant ce que tu étais...

Karim

dimanche 11 décembre 2011

Le festival du scoop récompense "Irak : les enfants sacrifiés de Falluja"

Un grand merci aux jurés du prix de l'enquête, aux détenus de la maison d'arrêt de Douai, au public présent. Je dédie ce prix à ma famille et aux habitants de Falluja.

Pour la ville de mes parents, la reconnaissance n'a pas de prix.


mardi 25 octobre 2011

Hommage à Shaima Sami

Shaima Sami, 31 ans, a été tuée dans l'exercice de sa profession sur une route libyenne en direction de Syrte. Shaima était une journaliste égyptienne comme il en existait peu.
Elle travaillait pour la télévision japonaise ASAHI.
Shaima, que ton âme repose en paix.
A mon ami Karim, le malheur de l'avoir perdue, ne doit pas nous faire oublier, le bonheur de l'avoir connue. Sois fort.

mercredi 7 septembre 2011

France Culture : l'après 11 septembre en Irak

Comment l'impossible est devenu une banalité...

En "Orient", oser contester les dires d'un dictateur était aussi insensé que de déraciner un arbre avec une cuillère à soupe. Les dictateurs sont des arbres enracinés depuis des décennies. Du moins, ils l'étaient. Aujourd'hui, l'impossible a un second sens. Il va même jusqu'à rendre banals les évènements en cours dans le "monde arabe". Impensables il y a encore moins d'un an, les Arabes se soulèvent contre les dictatures...plus que les dictateurs.
C'est tout un système qui est aujourd'hui contesté. Il suffisait de se rendre en Algérie, en Egypte ou en Irak pour constater l'injustice et la corruption de la société. La flatterie servile de certains citoyens. La vie quotidienne compromise par les bassesses du régime.

Un jour, après un reportage à Damas en Syrie, je faisais une pause chez des amis irakiens. Un des "gars du pays" était bien implanté au pays de Sham. Il s'appelle Ahmed. Il était tellement bien intégré qu'il avait totalement assimilé le système de corruption local. Nous étions assis dans le bureau de son agence immobilière proposant une liste non exhaustive d'appartements infestés de puces. J'en avais été la victime...
Nous étions quatre, affalés sur un canapé en cuir bien plus vieux que moi quand un jeune homme entra. Pas un mot, pas un bonjour, rien. Autour de moi, tout le monde s'était levé mais dans une précipitation trop excessive pour être naturelle, comme si le président Bachar Al-Assad entrait dans la pièce. Ce n'était pourtant qu'un jeune homme. Qu'avait-il de si impressionnant ?
La peur se lisait sur les visages des gars du pays. Je me levais donc après avoir croisé leurs regards très insistants.
Le jeune homme en question avait un pistolet Glock à la ceinture. Il était hautain. Ses lèvres restaient immobiles quand il s'exprimait. Il ne ressentait pas le besoin d'articuler comme si nous ne méritions pas autant d'effort. Le genre de type à ne pas accepter la moindre tape sur l'épaule.
J'avais compris cinq minutes plus tard qu'il venait chercher son pot de vin auprès d'Ahmed, le "directeur" de l'agence. Ce qui était frappant, c'est qu'il ne s'en cachait pas. Le jeune homme avait garé sa vieille Mercedes devant l'immeuble et faisait le tour du quartier, passait de boutique en boutique. Nous étions sur son terrain. Où était l'Etat ? Les institutions ? Le Droit ? Ce jeune type empochait des milliers de dollars par mois. Et c'était normal. C'était le système. Un flingue, un petit grade et un peu de malhonnêteté. Probablement aucune ambition politique au sein du parti Baas mais un confort de taille.
A l'époque, (il y a 4 ans), il était impossible de broncher face à cette banalité.
Aujourd'hui, quand je vois ces milliers de gens arpenter les rues, prêts à mourir, je ne peux pas m'empêcher de penser à ce jeune homme corrompu. Je l'imagine tirer sur la foule avec son Glock autrichien.

Après la Tunisie et l'Egypte, (mettons la Libye de côté pour l'instant) le peuple syrien essaie à son tour de prendre la Bastille. Même s'il échouait, au moins aura-t-il donné à l'occident une belle leçon de révolution. 

vendredi 29 juillet 2011

Radio Orient, Idha3at Al Sharq fi Paris

La radio qui résonnait à la maison durant mon enfance. Merci à Jérôme Noujaïm pour l'interview concernant mon reportage sur le marché du halal.

A partir de 11'37''.

http://www.radioorient.com/notes/Le-dernier-Journal-en-Francais_b1142436.html