dimanche 25 avril 2010

Un texte que j'ai reçu d'un ami palestinien

Chère Europe,

Nous sommes désolés pour vous. A cause du nuage de cendre, vous n'avez pas pu voyager durant quelques jours. Vous êtes décontenancés.

Nous ressentons la même chose depuis des années.

Gaza.

lundi 5 avril 2010

Une bavure américaine parmi d'autres...en Irak

Une vidéo diffusée par l'agence de presse WikiLeaks, spécialisée dans la publication de notes confidentielles.

mardi 23 mars 2010

Ur, merveille irakienne en danger

Voici un reportage et un portfolio que j'ai réalisés avec Nicolas Hénin.

A voir ici

mardi 2 mars 2010

(Re)voir Bagdad, Ur, Babylone et l'hôtel Hamra.

Départ imminent. Retour proche.
La semaine la plus importante de ces sept dernières années...
L'Irak peut basculer d'un bulletin de vote à l'autre.

mardi 23 février 2010

A qui appartient l'Irak ?

Réponse sur Arte le 9 mars prochain à 20h30. Après six mois de boulot avec Marc Berdugo, Saddek Chettab et Régine Jusserand. Notre équipe a réalisé via Magneto Presse ce documentaire de 80 minutes. Pour moi, ça a été une expérience incroyable, faite de belles rencontres. Être là, témoin de ce qui se passe dans les coulisses d'une période de l'histoire irakienne, voire mondiale, ça vaut son pesant d'or.

Pour voir la bande annonce du film, c'est ici

mardi 26 janvier 2010

Je suis mort à l'hôtel Hamra

Ils ont tiré sur les gardes. Les gardes de l'hôtel Hamra.
Je la voyais dans leurs yeux, la mort. Celle qui ne parle pas, celle qui dénonce par un regard. Et cette lueur à chaque fois, à chaque contrôle. Le miroir sous la voiture et nous nous saluions.
Cette mort, c'est celle qui est évidente. Celle des premières lignes au front. Celle que vous apercevez au loin, se rapproche, se fait plus distincte à mesure que les jours passent leurs nuits. Les gardes du Hamra en dictaient les présages. Eux le savaient. Le regard des gardes. Welcome to the hôtel Hamra. Rouge.
Le sang de seize personnes aujourd'hui, parties de rien vers le tout.
Ils ont tiré sur les gardes. Puis sont entrés. La voiture blanche mentait par sa couleur. Je ne peux plus regarder les voitures blanches sans penser à la mort.
A quelques mètres de l'hôtel Hamra, elle a lâché ses immondices à la face du monde.
L'hôtel Hamra, le flowerland, la piscine décorative. Plus rien. Et toi. Tu es là.
Toi, aussi, à l'accueil de l'hôtel Hamra depuis vingt ans. Le sourire de la pauvreté digne.
Je suis mort avec toi quand l'hôtel Hamra a disparu.
J'ai rouvert les yeux, j'ai pensé à vous et je suis mort une seconde fois.
Êtes - vous vivants ? Moi je suis déjà mort. Avec l'hôtel Hamra.